Je ne sais pas ce que tu recherches, je ne sais pas où tu vas. Pour tout te dire, je ne te comprends même pas. Un jour tu m'aimes, le lendemain c'est le grand froid. Tu aurais pu me prévenir que ça se passerait comme ça. Même si j'aurais pu m'en douter, ton "je t'aime" avait un coup de vodka. Alors nous deux, c'est ça, c'est un jeu. Un jeu de chat, un jeu de souris, un jeu où l'on se cour après sans arrêt. Où plutôt où je cour toute seule. Sauf que ce soir j'en ai marre de jouer. Je suis essouflée. C'est plutôt bizarre, j'avais cru voir dans ton regard comme le début d'une histoire. Mais il faut croire que le mot "toujours" sort tout droit d'une nuit d'ivresse. Une nuit où j'aurais aimé m'enfuir loin, très loin, rien qu'avec toi. C'est l'histoire d'un rêve qui se transforme en cauchemar. Après tout, non, je ne regrette pas, c'est en partie grâce à toi si j'en suis là. Tu crois qu'il est trop tard ? Seulement, mon coeur continue de regretter ta présence, tu me manques, c'est si simple et si compliqué à la fois. Sans le vouloir, tu me suis, j'essaye de tourner la page et tu refais surface. C'est soit tu es présent à temps complet, soit tu peux démissionner. Je n'aime pas le modéré. Et ton indifférence me rend malade, arrive même à me faire oublier le passé. J'pourrais continuer, pendant des heures, seulement ça ne change rien. Si l'on doit être de nouveau réuni, je pourrais remercier le destin. C'est juste que je me trouve bien conne d'avoir passé des mois à attendre pour un sourire, une attention, un geste tendre. J'ai encore tellement de choses à apprendre. La carte de ma sincérité n'a pas marché, je n'attends donc plus rien désormais. Tu sais, mon amour, je ne suis plus à une déception près.